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Johann Lepenant, le petit espoir qui a tout d’un très grand

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Vainqueur du tournoi Maurice-Revello avec l’équipe de France U20 le 12 juin dernier, Johann Lepenant terminait sa très belle saison (35 matchs en Ligue 2) avec le Stade Malherbe de Caen, avant de s’engager avec l’Olympique Lyonnais, qui en faisait une priorité et a déboursé 4,25 millions d’euros (2,5 millions sous la forme de bonus) pour l’enrôler jusqu’en 2027. « Mon but, c’est de progresser et donc de jouer. Je vais faire mon maximum pour gratter du temps de jeu. Il faut que je bosse pour ça. De la concurrence, il y en a partout, dans tous les clubs. Ça ne me stresse pas»assurait d’abord le jeune milieu de 19 ans lors de son officialisation.

Arrivé au début du mercato, Johann Lepenant semblait pourtant figurer comme un élément de la rotation pour Peter Bosz, qui reclamait une doublure à son poste. « Si on veut continuer à jouer en 4-3-3 avec un seul 6, alors oui, on cherche une sentinelle, un concédé le Néerlandais. On a des joueurs dans l’effectif pour jouer à deux 6. Mais pour jouer avec un seul 6, on n’a que Johann (Lepenant)». Mais finalement, aucun renfort n’est venu et Thiago Mendes terminait tout juste sa conversion en tant que défenseur central.

Le vestiaire lyonnais a été impressionné

Et malgré une concurrence difficile avec la présence de Jeff Reine-Adélaïde, le retour de Corentin Tolisso ou encore Maxence Caqueret qui peut jouer à son poste, Lepenant a tout de suite fait son trou au sein du vestiaire lyonnais. Pourtant jugé comme un élément timide, il est “impressionnant” pour son capitaine Alexandre Lacazette. « C’est son meilleur match sous le maillot lyonnais (face à Ajaccio, 2-1), même s’il n’en a pas fait beaucoup. Je pense qu’il a élevé son niveau. Je suis le premier étonné».

«C’est vraiment surprenant de passer de la Ligue 2 à la Ligue 1 et de s’imposer comme ça, à Lyonexpliquait Ludovic Lepenant, fils père, à Ouest-France. On s’attendait à ce qu’il gratte un peu de temps de jeu, car on connaît la force mentale de Jo’, mais pas aussi vite. Même à Lyon, ils n’en reviennent pas». Et il y a de quoi. Devant la défense lyonnaise, sa capacité à récupérer des ballons et sa technique pour parvenir à révéler le ballon et lancer ses partenaires d’attaque était quelque chose qu’il manquait au sein de l’effectif lyonnais ces dernières années.

Une entrée épatante contre le PSG

«On a vu qu’il était très fort techniquement. Il perd peu de ballons, il a été très stable depuis le début de la préparation. Il a enchaîné et je ne peux qu’être content. Je suis surpris mais ça veut dire que le scoutisme a bien travaillé», ajoutait encore Peter Bosz. Mais après les déclarations de son entraîneur, l’ex-Caennais a vécu sa première soirée compliquée à Lorient (1-3). En difficulté et bousculé par le bloc des Merlus, il avait été remplacé par Corentin Tolisso, mais cela n’avait pas empêché l’OL de subir sa première défaite de la saison.

Face à Monaco (1-2), il a fourni de nombreux efforts, défensifs comme offensifs, avant de couvrir les nombreux bourdes défensifs de sa charnière centrale. Mais cela n’avait pas convaincu Peter Bosz, qui l’avait laissé sur le banc face au PSG, dans un nouveau système en 4-4-2 avec Caqueret et Tolisso au milieu. Confronté à la blessure de l’ex-Bavarois, Bosz l’avait lancé à la mi-temps. Agressivité, simplicité dans le jeu, technique, Lepenant n’a pas eu peur contre Paris et a beaucoup aidé dans la conservation du ballon.

Une prestation interrompue par le public du Groupama Stadium, avant la première trève internationale de la saison. La route est encore longue, mais le milieu de terrain de 19 ans prouve encore qu’il a sa place en tant qu’indéboulonnable, malgré son jeune âge. Il sort évidemment comme la grande satisfaction de ce début de saison mitigé de l’Olympique Lyonnais.

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