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Les grosses manœuvres de Galatasaray pour retrouver les sommets !

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Que la saison 2021/2022 fut compliquée pour le Galatasaray SK, en championnat en tout cas. Car oui, si les Lions d’Istanbul avaient terminé à la 13e place de la Süper Lig – son pire classement depuis sa création en 1905, ils avaient terminé leader de leur groupe E en Ligue Europa, et ce devant la Lazio Rome et l’ Olympique de Marseille. Néanmoins, une élimination face au FC Barcelone en huitième de finale mettait un terme à l’aventure européenne du GSK et le ramenait à la réalité du championnat. Les hommes de Domènec Torrent, ancien adjoint de Pep Guardiola, avaient réussi à limiter les dommages sur les deux derniers mois. Cependant, cela était loin d’être suffisant pour la nouvelle direction du club stambouliote : exit le technicien catalan, place à l’ancien de la maison Okan Buruk, déjà champion de Turquie avec Basaksekir en 2020.

Le nouveau conseil des Jaune-et-Rouge est dirigé par un nom qui n’est pas vraiment étranger du côté du Bosphore : en effet, élu avec 1541 votes (soit 41 de plus que son dauphin) cet été pour succéder au sortant Burak Elmas , Dursun Ozbek avait déjà été membre du conseil du club le plus vieux de l’histoire du ballon rond turc entre 2015 et 2018. Un nouveau dirigeant qui arrive avec de grandes ambitions pour redorer le blason des Aslanlar. « Ce n’est pas vraiment un nouveau président, il est de retour au club. Il a été élu au mois de juin et est venu avec des promesses et des ambitions de titre après la saison catastrophique. Le club était dans l’obligation de recruter des joueurs importants, avec des opportunités à prendre dans ce mercato estival, qui termine une semaine plus tard que celui du top 5»nous explique l’agent de joueurs Mathieu Markaroglu.

Un recrutement XXL

Et ces «joueurs importants» n’ont pas tardé à arriver du côté du Nef Stadyumu. En effet, durant le dernier mercato estival, Galatasaray a eu pour objectif d’augmenter son effectif en piochant dans plusieurs écuries européennes, même si les joueurs en question n’ont plus réellement la cote dans leurs formations respectives : côté destinataires, au début de la fenêtre des transferts, on retrouve Arsenal (Lucas Torreira, 6 M€), le Napoli (Dries Mertens, libre), Benfica (Haris Seferovic, prêt payant à 1 M€) ou encore l’Olympique Lyonnais (Léo Dubois, 2,5 M€). Et dans les derniers instants, le GSK s’est offert pas moins de cinq recrues : par ordre d’officialisation, l’Argentin Mauro Icardi (prêté par le Paris SG), l’Autrichien Yusuf Demir (Rapid Vienne, 6 M€ hors bonus), le Danois Mathias Ross Jensen (Aalborg BK, 1,75 M€), le Kosovar Milot Rashica (Norwich, prêt) et l’Espagnol Juan Mata (Manchester United, libre).

L’arrivée de joueurs de renom est une première promesse tenue par le nouveau président, facilitée par un mercato qui se termine plus tard du côté de l’Anatolie : “les gros noms, ce n’est pas nouveau en Turquie. Comme le mercato se termine une semaine plus tard, il y a toujours des opportunités pour les clubs turcs. C’est ce qui s’est passé avec Icardi, pour Paris, c’est mieux de l’envoyer dans un championnat européen qu’en MLS ou en Amérique latine. Ils ne prennent en charge que 750.000 euros de son salaire de 6,75 M€, donc c’est aussi une super affaire pour Galatasaray.» Un transfert finalement gagnant pour les trois parties : le joueur bénéficiant de plus de temps de jeu en équipe première, le club stambouliote profite d’un renfort en attaque et le PSG ne garde plus dans ses rangs un joueur frustré et allège ainsi son effectif, ce qui était la volonté première de Christophe Galtier, accompagné de Luis Campos, à son arrivée dans le club de la capitale.

Opération reconquête pour les Lions

Concernant le sportif, Galatasaray est prêt à tout pour faire oublier le dernier exercice de son équipe première en championnat et le but est clair. “L’objectif de cette nouvelle équipe est de regagner le cœur des supporters, faire un bon début de saison et réaliser de gros transferts”explique l’agent influent sur le marché des transferts turc Mathieu Markaroglu, avant de rappeler la déception des suiveurs du GSK. « Les supporters étaient très déçus après la saison passée, mais avec le nouveau président et ses promesses, ils ont rapidement tourné la page. C’est passé aussi avec l’arrivée d’Okan Buruk, un ancien du club (306 matchs, 46 buts et 55 passes décisives, ndlr) et champion avec Basasekir il y a deux ans. Petit à petit, ils ont avancé au niveau des transferts.» Le chantier était donc important pour la nouvelle direction et le nouveau coach, qui a réussi son ename de saison avec 3 victoires en 5 matchs et une 7e place, à trois points du leader et rival Besiktas.

Si l’attaque n’est pas encore performante pour le moment (4 buts en 5 matches), la défense quant à elle (2 buts encaissés, 3e meilleure du championnat) tient le coup et permet aux Lions de rester au contact du haut de tableau. Avec l’intégration des dernières recrues dans l’effectif, Okan Buruk aura l’embarras du choix pour ses onzes et ainsi trouver l’équilibre qu’il faut, même s’il pourrait se heurter à quelques casse-têtes. Prenons l’exemple de la pointe de l’attaque : en plus de Bafétimbi Gomis, les signatures de Seferovic et Icardi pourraient poser des problèmes d’ego au coach turc, qui ne joue qu’avec un seul 9 dans son 4-2- 3-1. « En général, tout s’est passé comme nous le souhaitions. Je suis très heureux en tant qu’entraîneur. Nous avons atteint une synergie avec les joueurs entrants et l’unité de notre direction avec nous. Je suis très motivé quand je vois ce que nous avons vécu et ce que nous allons vivre», a déclaré le technicien de 48 ans. Avec toutes ces armes, à lui de remettre les Lions stambouliotes sur le trône du football turc…

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