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OM : l’indispensable monsieur Mattéo Guendouzi

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« Évidemment c’est positif. Je ne suis pas content, je suis super content. Honnêtement, je ne sais pas quoi vous dire. Je pense qu’il y a trois-quatre joueurs à qui il faut donner une médaille parce que c’était un tour de force. Il y avait tellement de matches à enchaîner, ce n’est pas humain. Ils ont hyper bien géré, on a dépensé beaucoup d’énergie parce que la façon dont je veux jouer le demande. Je veux féliciter l’équipe ce soir, c’est vrai qu’on voulait gagner, mais on n’a pas réussi. C’est vraiment positif ». Tels étaient les mots d’Igor Tudor après le nul contre Rennes, dimanche dernier (1-1). Rencontre qui a conclu une première partie de championnat où les Phocéens sont invaincus (six victoires, deux nuls).

Quand Tudor évoque les quelques joueurs à qui donner des médailles, il parle probablement de Valentin Rongier, qui vient de prolonger, de Nuno Tavares, qui a couru encore et encore sur son flanc gauche, et peut-être aussi de Mattéo Guendouzi. Le milieu de terrain, actuellement avec l’équipe de France, n’était probablement pas destiné à être si utile. On se rappelle d’une préparation difficile, au cours de laquelle on l’a souvent vu râler allant même jusqu’à un prix de bec avec son coach lors de l’ultime rencontre amicale face à Milan.

Il devait faire le deuil du départ de Sampaoli

Mais tout cela est parti alors que les résultats, eux, sont arrivés. À Marseille, tout va très vite et dans le football, encore plus. Du jeu et des résultats positifs et toutes les forces sont soudées. C’est aussi le cas de Mattéo Guendouzi et d’Igor Tudor qui se sont faits, encore récemment, quelques mamours en conférence de presse.

Le chemin parcouru a été immense. D’une part parce que l’international français adorait son ex-coach Jorge Sampaoli et d’autre part, la voiture Tudor n’est pas trop là pour la câlinothérapie. Ce qui peut secourir au départ. En plus de cela, Guendouzi s’étend plus haut sur le terrain, une position où on avait du mal à l’imaginer à l’aise, derrière les deux attaquants. Mais que nenni. Sa fougue et son pressing font des ravages et font beaucoup de bien à l’OM.

Il fait partie des vices-capitaines

« C’n’est pas pour une nouvelle position. J’ai commencé à jouer plus bas puis plus haut en début de saison. C’est une position dans laquelle j’apprends. L’axe d’amélioration c’est les 25 der, je dois être plus efficace. C’est bénéfique pour moi parce que le coach peut me faire confiance sur ces deux postes. Ça me laisse plus de liberté. Peu importe, le poste, tant que j’ai de l’équipe. Ce qui m’importe le plus, c’est ça donc tant que je suis sur le terrain, ça me va », avançait le principal intéressé avant le match contre Francfort à l’Orange Vélodrome (0-1).

Il a raison, quand il n’est pas sur le terrain, il manque quelque chose. C’était le cas contre Francfort, où son absence au coup d’envoi a étonné. On a alors observé peut-être l’une des pires premières périodes de l’OM cette saison. Mais aussi et surtout sa sortie alors qu’il avait marqué contre son camp puis égalisé lors d’OM-Rennes. Une nouvelle fois, on avait l’impression qu’il commençait à survoler le terrain. Ce n’est pas un hasard s’il est maintenant numéro trois dans la hiérarchie des capitaines après Dimitri Payet et Valentin Rongier. Guendouzi est devenu indispensable, aussi pour Tudor

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