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Valence se frotte déjà les mains avec sa pépite géorgienne Giorgi Mamardashvili !

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Le football géorgien est en train de vivre actuellement une période rapide de son histoire, du moins les prémices. Les fans de Bordeaux commencent à découvrir le remuant ailier Zuriko Davitashvili (21 ans) tandis que le principal talent du pays, Khvicha Kvaratskhelia (21 ans), est en train de mettre en émoi l’Italie et l’Europe alors qu’il vient designer à Naples. Néanmoins, un autre joueur issu du pays du Caucase se distingue particulièrement dans l’un des cinq plus grands championnats. Direction l’Espagne et la Liga où Giorgi Mamardashvili a réalisé un tour de force du côté de Valence. Formé au Dinamo Tbilissi puis prêté à Rustavi et au FC Locomotive, le natif de Tiflis a tapé dans l’œil du Valencia CF qui l’a fait venir sous la forme d’un prêt avec option d’achat. Prévu initialement pour évalué avec l’équipe de réserve en troisième division, Giorgi Mamardashvili a su rapidement se faire sa place.

Profitant de la blessure de Jasper Cillessen et de celle de la doublure Jaume Domenech, il a réussi à se montrer avéré et a dévancé le numéro 3 Cristian Rivero pour grimper dans la hiérarchie. Si bien qu’après une préparation effectuée, il débutait la saison de Liga. Solide dans les buts, il a réalisé 2 clean-sheets lors des 6 premières journées participantes au bon début de saison de Valence. Des prestations qui lui ont aussi permis de débuter avec la Géorgie le 8 septembre 2021 (il est désormais 3 caps à son actif). Ébahi devant ses prestations, l’ancien portier mythique de Valence Santi Cañizares a plaidé pour sa cause sur les ondes de Deportes Cope Valence : «Je ne vois aucune raison de douter de la titularisation de Mamardashvili pour le moment et je pense que Bordalás non plus. Il faut être patient avec Giorgi Mamardashvili. C’est un jeune gardien qui est à l’entraînement, donc il va faire des erreurs.» Il a ensuite lancé un trait d’humour pour appuyer sur sa prise de position : «C’est une gestion fantastique. C’est une bonne affaire. Je suis sur le point de l’acheter moi-même.»

Une clause libératoire à 100 millions d’euros

Jeune et donc à même de faire des erreurs, Giorgi Mamardashvili a craqué lors de la 5e journée de la saison dernière face au Real Madrid et Karim Benzema lors d’une défaite 2-1. Cela n’a toutefois pas effacé ses belles prestations, mais le retour de Jasper Cillessen l’a relégué dans la hiérarchie. Pour autant, le club Che n’a pas arrêté de croire en lui en levant l’option d’achat de 850 000 euros fin décembre alors qu’il n’avait plus joué depuis trois mois. Dans une concurrence féroce avec Jasper Cillessen et Jaume Domenech, où le Néerlandais avait l’ascendant, les problèmes physiques de ce dernier l’ont rattrapé à la mi-janvier. Plus expérimenté, Jaume Domenech a joué contre Séville le 19 janvier (1-1) et l’Atlético de Madrid le 22 janvier (défaite 3-2) sans briller. Dans la foulée, Giorgi Mamardashvili a sorti une prestation réussie contre la Real Sociedad (0-0) et a pris définitivement le rôle de numéro un et ce malgré le retour de Jasper Cillessen en fin de saison. Étant également titulaire en Copa del Rey, il sera précieux lors du parcours jusqu’à la finale perdue contre le Betis (1-1, 5-4 aux TAB).

La route a été longue et sinueuse pour celui qui a réalisé 9 clean-sheets en 21 matches et en ne concédant que 22 buts. Autoritaire sur sa ligne avec un style et une précocité qui Thibaut Courtois ou Gianluigi Donnarrumma rappelle, il s’inscrit comme l’un des gardiens U21 les plus prometteurs de la planète avec Anatoliy Trubin (Shakhtar), Gavin Bazunu (Southampton), Gabriel Slonina (Chelsea), Maarten Vandevoordt (Genk) ou Ersin Destanoglu (Besiktas). Interrogé par Super Déportéil faisait un premier bilan probant de son aventure à Valence : «Pour moi, c’était un très grand défi. Jour après jour, je continue à travailler pour grandir en tant que footballeur au Valencia CF. Je veux être un meilleur gardien de but. à l’avenir et je veux profiter de l’opportunité qu’ils m’ont donnée. Je veux apprendre la langue. Chaque jour, je travaille un peu pour apprendre et, même si c’est très différent du géorgien, j’apprends.» Un apprentissage qui se poursuit, mais désormais avec un nouveau statut. Provoquant le départ de Jasper Cillessen du côté de Nimègue aux Pays-Bas et s’emparant du poste de numéro un, Giorgi Mamardashvili a rapidement convaincu Gennaro Gattuso qui l’a conforté dans ce rôle.

Le géant d’1m97 a disputé les six matches de Liga cette saison pour deux clean-sheets et démontre qu’il peut devenir incontournable sur la durée. Devant encore améliorer son jeu au pied, mais disposant d’une grande solidité devant sa ligne et d’une présence rassurante dans la surface et dans les airs, Giorgi Mamardashvili est aussi très bon pour se coucher rapidement au sol malgré sa grande taille. Tant de qualités qui ont poussé Valence à le prolonger jusqu’en juin 2027 avec une clause libératoire de 100 millions d’euros. Notamment évoqué du côté de Tottenham où Hugo Lloris (35 ans) arrive sur ses dernières années, nul doute qu’il va s’intéresser aux formations prestigieuses. Néanmoins, il se projette actuellement du côté de Mestalla : «Je suis très content et très heureux de prolonger avec le Valencia CF. Je veux être ici pendant de nombreuses années et continuer à grandir en tant que footballeur. Faire partie d’une équipe et d’un projet passionnant. Je veux jouer beaucoup de matchs ici et je travaille tous les jours pour. L’année dernière a été incroyable pour moi. J’ai joué en Liga quand j’avais 21 ans et c’était incroyable. Ensuite, nous avons perdu la finale de la Copa del Rey, mais rien n’est terminé. Je veux gagner un titre ici.» Pour Valence et la Géorgie, l’avenir s’annonce plus rassurant avec Giorgi Mamardashvili dans les buts.

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